Édito pour le 9 février 2020 Journée mondiale de prière pour les malades

Le médecin soigne, Dieu guérit 
Le médecin soigne et je voudrais au nom de tous, dire combien nous sommes reconnaissant pour tout le monde soignant, que cela soit dans la prise en charge du malade ou le combat contre la maladie par la recherche, la science. A vous tous Merci !
Dieu guérit et nous savons que cette guérison si elle peut être par pure grâce, corporelle, elle est d’abord spirituelle . Parce que Dieu est la Vie, Dieu est le Vivant. Dieu nous veux avec Lui, Vivant pour la Vie éternelle.
Pour vivre nous avons besoin de sang et l’hôpital a besoin de sang, les malades ont besoin de donneur de sang. Nous savons combien la symbolique du sang est plus riche que le don d’un tissu biologique, le sang c’est la vie de Celui qui s’est offert sur la croix par amour. Ainsi ce dont a besoin le malade c’est sans doute de cette transfusion mais aussi du don d’une présence aimante, patiente, chaleureuse, silencieuse, amicale, fraternelle, de la délicatesse d’un geste, du réconfort d’une parole.

L’évangile de ce jour nous dit qu’au nom du Christ nous sommes « sel de la terre », « lumière pour le monde », nous sommes aussi son « sang vivifiant » dont a tellement besoin l’humanité malade, blessée, fatiguée, désœuvrée, perturbée, vieillissante, mourante…
Toi qui est malade sache que tu peux toi aussi être ce sel, cette lumière, ce sang par ta prière, par ton sourire, par ton amitié, par ta disponibilité, par ton abandon, par ton offrande, par ton espérance.
Toi qui est en bonne santé accepte d’écouter plus que de parler, d’offrir ton temps, d’être cette présence amicale, fraternelle, croyante qui est , n’en doute pas, vivifiante par le sel de ton espérance , la lumière de ta foi, le sang de ton amour.
Père Benoît Bourgoin 

Benoitbourgoin.fr
NB Lire Message du pape François pour la Journée mondiale du malade, le 11 février 2020« Venez à moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau »

Proposition de formation ouverte à toute personne en situation d’écoute et d’accompagnement. “L’accompagnement spirituel” Quel accompagnement ? Quels accompagnateurs ?

Formation diocèse de Paris

Le samedi 7 mars de 8h45 à 17h.

Lieu : crypte de la paroisse Notre-Dame des Champs,  91 boulevard du Montparnasse, 6e.

Participation financière : 15€ (avec le repas)
Inscription obligatoire avant le 25 février.

https://www.billetweb.fr/journee-diocesaine-l-accompagnement-spirituel#.XiW-roX6lpY.email

Qu’est-ce qu’un accompagnement spirituel ? 
Intervention du Père Bernard Pitaud, pss – Sulpicien – formateur de prêtres
Il est bien difficile de définir un art. Si, comme on le dit parfois, l’accompagnement spirituel est « l’art des arts », on peut au mieux essayer de le décrire. C’est l’objectif que se propose cette intervention, à partir de l’étymologie du mot « accompagnement » et de telle ou telle référence historique.

Posture de l’accompagnateur en 12 points 
Intervention de Paul Hervé Vintrou (Saint Gervais) – accompagnateur spirituel, missionné par les Fraternités monastiques de Jérusalem et auteur du livre Manuel de l’accompagnant spirituel(Salvator).
Quelles sont les qualités clés et les postures nécessaires à cette activité d’accompagnement spirituel en cohérence avec les pratiques indispensables de toute relation d’accompagnement et avec les principes éthiques chrétiens ?

Différentiation entre accompagnement spirituel et psychologique 
Intervention de Pascal Parinet, Psychanalyste et psychothérapeute Gestald – Formateur en relation d’aide. 
Les accompagnements psychologiques et spirituels reposent sur des paradigmes différents. Dans l’accompagnement, il est important de savoir dans quel registre on se situe et de ne pas les confondre. Dans cette conférence nous verrons quels sont les repères qui peuvent aider au discernement, en fonction de ce que présente la personne.

Les abus de conscience : liberté / emprise 
Intervention de Jean-Guilhem Xerri, Psychanalyste et essayiste, auteur de Prenez soin de votre âme et Revivez de l’intérieur.
Dans l’accompagnement spirituel, il y a une relation asymétrique. Ce n’est pas l’asymétrie qui pose problème mais la transgression. Il s’agit d’en identifier les risques pour les prévenir

Supervision et supervisé 
Intervention de Micheline Claudon et Caroline Dry, psychologues cliniciennes.
Spirituelle ou psychologique, la supervision est un garant du cadre et de la qualité de l’accompagnement. Nous essaierons d’en proposer une définition, les conditions de sa pratique et les raisons de sa nécessité.

La mission ecclésiale de l’accompagnement
Intervention de Monseigneur Benoist de Sinety, Vicaire Général.

Session de formation "accompagnement spirituel" Mars 2020

Argumentaire pour la journée de réflexion sur l’écoute et l’accompagnement

La mission est immense

Dans un monde à l’individualisme croissant, au cœur de la solitude des villes, le service de l’écoute du frère se révèle d’une importance vitale.

Combien de personnes souhaitant être écoutés ont du mal à trouver une oreille attentive, et combien de prêtres, religieux, religieuses se sentent démunis devant le nombre et la diversité des sollicitations.

Notre pastorale a du mal, parfois, à accompagner les personnes en temps de crise, de deuil, de divorce, d’un moment pour poser un choix, d’être écouté pour se libérer d’addictions, de vivre avec des blessures. 

Vous aurez compris que la mission est immense, subtile et que l’on ne peut s’engager sur ce chemin, qu’avec humilité. C’est un appel  à tous  les baptisés pour qu’il s’engagent comme des ouvriers généreux, patients, contemplatifs et répondent ainsi aux besoins de nos contemporains, de nos frères, au nom du Christ, en Eglise.

Attention danger

Mais si nous voudrions que chacun sache qu’un frère peut l’écouter dans un moment d’épreuves, de prise de décision, d’un approfondissement spirituel, nous avons à être vigilant sur la façon dont nous accueillons cette demande.

L’accompagnateur n’est pas un tuteur qui éviterait à l’accompagné la responsabilité de ses choix, qui devront toujours se décider dans la liberté.

L’accompagnement est avant tout un exercice de discernement, pour aider la croissance et la maturation de l’accompagné.

L’actualité de l’église illustre tristement que ce service du frère peut être perverti par l’abus d’autorité, par des paroles inadéquates, par des gestes inappropriés,   etc.

Ce charisme comme tout service ecclésial nécessite d’en avoir le goût et le don mais aussi de le vérifier en église pour être envoyé. La formation c’est déjà se mettre soi-même à l’école du Christ et avoir la prudence de se mettre dans les pas d’une tradition spirituelle éprouvée, source de sagesse.

Le sérieux de cette écoute nous engage dans un souci de se convertir soi-même et de s’ajuster par l’exercice de la supervision. Supervision que nous aimerions promouvoir auprès de tous ceux qui font déjà cette expérience d’accompagnement et d’écoute.

Répondre à une mission d’écoute

Nous pouvons déjà être fier et dans l’admiration de voir tous ces lieux d’écoute, les monastères, les lieux de retraite spirituelle, les lieux d’accueil paroissiaux, les aumôneries. Les visites auprès des malades, des prisonniers, des blessés de la vie, les écoutes téléphoniques que sais-je encore!

En voulant proposer pour le diocèse de Paris une journée de réflexion à propos de l’écoute et l’accompagnement spirituel nous voudrions donner une visibilité à ce ministère.

Cette journée se voudrait une promotion de l’écoute pour avancer ensemble à la suite du Christ, entendre son appel à servir nos frères et sœurs sur le chemin de la Foi, chemin de libération source de paix et de joie.

Père Benoît Bourgoin

INITIATION A LA PRIÈRE IGNATIENNE

Formation assurée par la Communauté de Vie Chrétienne

et des laïcs de spiritualité ignatienne

3 SOIRÉES : 19h30 – 22h

Lundi 2 mars 2020

– Qui est saint Ignace de Loyola ?

– Présentation de la prière ignatienne

– Temps de prière personnelle guidé

– Relecture guidée de la prière

– Évaluation guidée de la soirée

Lundi 23 mars 2020

– La demande de grâce et le colloque

– Les mouvements intérieurs

– Temps de prière personnelle guidé

– Relecture guidée de la prière

– Evaluation de la soirée 

Lundi 20 avril 2020

– L’accompagnement spirituel

– Temps de prière personnelle guidé

– Relecture guidée de la prière

– Présentation de la « Retraite dans la vie »

   en novembre-décembre 2020

– Evaluation de la soirée et  de la formation

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Animation par le Père Benoît Bourgoin, Marie-Cécile Naquet-Radiguet et des laïcs

Renseignement auprès du secrétariat de la paroisse au 01 40 64 19 64.

Merci de vous inscrire sur le site internet de la paroisse ou par téléphone.

https://notredamedeschamps.fr/invitation-a-la-priere-ignacienne/

Lieu de rendez-vous : crypte de l’église Notre-Dame des Champs, 27 rue du Montparnasse, 75006 Paris

Regard sur les réformes du pape François, avec le cardinal Michael Czerny

croix pectorale du cardinal Michael Czerny

En charge des migrants et des réfugiés au Dicastère pour le développement humain intégral au Vatican, le jésuite canadien Michael Czerny a été créé cardinal en octobre dernier par le pape François. Il fut l’un des rédacteurs de l’encyclique Laudato Si, secrétaire spécial du Synode sur l’Amazonie. Son parcours, ses engagements et ses convictions apportent un éclairage sur les grandes priorités du pape François, dont il est l’un des proches collaborateurs.

Edito dimanche de la Sainte Famille

La famille à l’école du service de la Table

En cette période de fête, je vous invite à prendre conscience d’un meuble qui semble anodin et pourtant essentiel, porteur de toute la vie familiale, la table.

Une table autour de laquelle la famille se retrouve ou ne se retrouve pas. Une table riche ou marquée par le manque. Une table réunissant parfois plusieurs générations. Une table qui rythme le quotidien, qui nous réunit les jours de fête. Une table autour de laquelle le couple partage une parole amoureuse, parfois conflictuelle. L’enfant y apprend à découvrir le vivre ensemble par le partage de la nourriture et de la parole. Il s’y trouve la joie, la tristesse ou le refus de s’y retrouver, des humeurs profondes, des relations familiales harmonieuses ou blessées. Si anodin, ce meuble se révèle d’une symbolique étonnante, pensez simplement aux expressions « mettre sur la table » ou « les dessous de table ».

La table est un lieu qui engage.

Dans le service, les mamans sont souvent celles qui veillent aux achats, aux menus, aux préparatifs de repas équilibré, mais au-delà de cela prenons conscience du ou des services que chacun peut rendre autour de cette table.

Dans le partage, ce temps de repas nous apprend à reconnaître l’autre comme un frère avec qui je suis appelé à échanger. Au-delà de la bonne éducation, c’est apprendre à laisser la place, la préséance à l’autre, combattre mes volontés de puissance, de domination, de possession, parce que je me nourris autant des mets que de sa parole, sa présence.

Dans la reconnaissance, les parents savent rappeler l’importance d’un merci à l’enfant, l’hôte sait dire sa joie d’être invité. Au-delà de ce qui peut apparaître parfois comme trop conventionnel, c’est apprendre l’expression d’une action de grâce devant Dieu et les hommes pour tous les bienfaits reçus.

La table, en cette fête de la Sainte Famille, nous appelle à prendre conscience du servi-ce, du soin qu’il nous faut porter les uns vis-à-vis des autres. Pour faire écho à St Paul, rendons-nous à table avec un vêtement de tendresse et de compassion, de bonté, d’humilité, de douceur et de patience, avec un cœur habité par le désir joyeux de nous édifier les uns les autres, en nous supportant, en nous pardonnant, en nous instruisant avec sagesse.

Bon appétit.

Père Benoît Bourgoin +

Pour continuer la réfélexion « Tu as dressé devant moi une table » Livre de Gilles Rebèche

En route vers Noël

Chers amis, nous allons dans quelques jours vivre une nouvelle année liturgique. Dans ce climat de l’Avent retentit une invitation à la vigilance pour nous tenir prêt à accueillir les signes de la venue de notre Sauveur dans le monde. Je souhaite vous exprimer mes pensées affectueuses et mes vœux d’une année nouvelle, heureuse et joyeuse, renouvelée par l’accueil de la présence du Ressuscité dans nos vies. 

Pour ma part cette période de l’Avent sera marquée par une entrée à l’hôpital saint Antoine, pour recevoir une chimiothérapie suivie d’un tout nouveau protocole dit « Card-T cell ». Une nouvelle année que j’espère marquée par une santé retrouvée. Je mesure la chance de profiter de tant d’attention, de science et de soins de la part du monde hospitalier. Ne sachant pas si j’aurai l’énergie de vous adresser un petit mot à l’approche de Noël, je me décide à vous envoyer dès maintenant  cette lettre.

Depuis quelques semaines, je me suis vu entrainé dans une succession de déboires : perte et vol de téléphone, de carte bleue, piratage de mon ordinateur, etc… Tout cela m’a fait prendre conscience que je suis dépendant d’une technologie extraordinaire mais qui me rend vulnérable au moindre accident ou dérapage. Cela n’aide vraiment pas au repos quand on se sent très fatigué !

Bientôt de retour à l’hôpital, je m’interroge sur ma manière d’être fidèle du Christ. Je ne suis pas sûr que tous ces séjours à l’hôpital m’aient aidé à être un meilleur priant. Pour moi en tout cas, la fatigue, l’angoisse, l’insomnie, la douleur parfois, la peur … sont des compagnons qui m’éloignent de la présence avec le Seigneur. J’ai fait parfois cette confidence à mes vieux maîtres, à qui je dois tant, ils se renaitront «  Père, j’essaie d’être chrétien ». Je n’oublie pas combien l’amitié est un support, une aide précieuse et de cela je vous en remercie encore.

***

Le Pape François compare souvent l’Eglise à un hôpital de campagne. Dans cette chambre d’hôpital, je reçois une image de l’Eglise. L’Eglise comme l’hôpital sont deux corps malades, deux corps en crise dont il faut prendre soin. Notre Eglise comme l’hôpital ont eux-mêmes pour vocation de prendre soin d’une société, d’une humanité elle-même malade. Je ne connais pas toute la richesse de la pharmacopée, mais je sais combien la qualité de présence,  la dextérité du geste et la délicatesse du soin de l’infirmière sont importants pour le malade. Il me semble qu’il y a là un exemple à retenir pour le service du soin que nous avons vocation à rendre pour tout le mal-être que notre époque dénonce à travers l’écologie, la finance, le travail, la famille… Il y a une urgence à considérer l’autre avec gratuité,  lenteur et tendresse. Il y a une urgence à vivre en proximité et solidarité pour porter avec l’autre son fardeau.

Tous les jours dans cette chambre d’hôpital, je vis une liturgie non confessante. Toute de blanc vêtue,  la personne qui assure la propreté de la chambre, refait le lit après une nuit agitée, apporte le repas, l’aide soignant qui veille à prendre les « constantes » de ma santé et à répondre au moindre appel, l’infirmière, les médecins avec une hiérarchie toute cléricale, de l’interne au professeur chef de service, comme celle du sous diacre à l’archevêque. 

Mais dans tout cela il y a un vrai service du malade, pour la vie, en ce sens il est « eucharistique », tout est entrepris pour aller vers la Vie.

Cette liturgie a un autel et une offrande.

L’Autel, pour moi, c’est le lit autour duquel se rassemblent tous ces « clercs ».

L’Hostie c’est ce corps déposé sur ce brancard, sur ce lit. De la même manière que le pain et le vin sont déposés sur l’autel, l’offrande devient féconde par un mémorial et une épiclèse, une invocation à l’Esprit.

La nature du pain et du vin ne change pas, mais pris dans le mouvement de l’amour du Christ qui s’offre et s’abandonne, il devient consubstantiel au Christ. « Nous te supplions Dieu, de consacrer toi-même les offrandes que nous apportons pour qu’elles deviennent le corps et le sang de ton Fils ».

Nous tous sommes appelés à devenir Hostie. Nous le demandons à chaque messe !

Que l’Esprit Saint fasse de nous, de moi, une éternelle offrande à ta gloire, pour que nous obtenions un jour les biens du monde à venir, auprès de la Vierge Marie, Saint Joseph son époux, avec les Apôtres, les martyrs, et tous les saints.

Je fais mienne cette prière en invoquant l’Esprit saint sur chacun de vous, de nous. Que grandisse en nous le désir de devenir une vivante offrande pour la gloire de Dieu. 

***

Il y a deux mille ans, dans la ville de la « maison du pain » « Bethléem », un corps a été déposé dans une mangeoire, il nous dit la présence de Dieu dans la vulnérabilité que nous retrouvons dans cette humanité fragile d’une personne addicte, d’un prisonnier, d’un migrant, d’un malade, d’un mendiant, d’un frère. Alors quand nous allons visiter une personne empruntons les pas des Mages.

Comme Gaspard, il nous faut déposer l’offrande de l’encens, autrement dit l’offrande de notre prière pour la création, le monde éprouvé, l’humanité blessée.

Comme Melchior, nous pouvons déposer humblement l’or, autrement dit nos possessions dont l’écologie nous rappelle notre usage parfois désordonné.

Comme Balthazar, apportons la myrrhe, ce parfum subtil utilisé pour embaumer les morts, qui nous rappelle l’importance dans nos temps de crise,de la force de l’espérance.

***

Que les Mages nous ouvrent la route pour cette année nouvelle !

Avec toute mon amitié.

Benoît

Dit à l’arbre que voici : ‘Déracine-toi et va te planter dans la mer’

Étrange image d’un arbre déraciné pour être ensuite planté dans la mer, il est plus facile et naturel de comprendre le psalmiste quand il chante le bonheur d’être comme un arbre planté au bord d’un ruisseau. Ce bonheur, c’est la vie d’un bon croyant. Mais Jésus vient nous parler de la Foi.

La foi est une vertu théologale, qui nous fait vivre de Dieu, elle nous conduit à découvrir une fécondité en transplantant nos vies bien enracinées dans la terre pour prendre racine dans l’océan immense de la vie divine. Elle nous conduit à aller plus loin que les vertus naturelles, à vivre une plongée baptismale dans la mort et la résurrection du Christ et porter ainsi les fruits que seul Dieu peut produire.

Le déracinement est un vrai effort de conversion, s’enraciner dans la mer c’est choisir de se donner dans un lieu de mort.
La foi ne serait-ce pas cela ? Non seulement être un bon croyant, un disciple du Christ mais surtout un témoin du ressuscité qui, au cœur des œuvres de mort, se fait présent pour servir avec amour. En communion avec le Christ devenir présence du Ressuscité pour manifester sa puissance.

Paul nous le dit à sa manière : « N’aie donc pas honte de rendre témoignage à notre Seigneur, et avec la force de Dieu, prends ta part des souffrances liées à l’annonce de l’Évangile. Garde le dépôt de la foi dans toute sa beauté, avec l’aide de l’Esprit Saint qui habite en nous. »

Père Benoît Bourgoin +

Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres.

Edito du 5ème dimanche de Pâques – 19 mai 2019


Pour faire le pain, il a fallu qu’un grain soit déposé en terre, du temps, beaucoup de temps pour qu’il germe, croisse et mûrisse pour donner, après des périodes de pluie et d’ensoleillement, un épi. Cet épi va être récolté, broyé, mêlé à l’eau et au sel, pour être pétri et devenir du pain après un temps de cuisson au four. Ce pain, fruit de la terre et du travail de l’homme, nous l’offrons au Seigneur qui nous le rend pour manifester sa présence d’amour, pour nous tous, et nous faire grandir en communion.

En chantant que nous voulons « devenir ce que nous recevons », comprenons qu’aimer à la suite du Christ, c’est accepter d’une manière ou d’une autre de vivre, comme le fruit de ce grain de blé consacré, pour devenir ensemble, pain eucharistique offert au monde. Appelés à offrir un témoignage de communion et d’amour.

En nous commandant de nous aimer les uns les autres, essayons d’offrir humblement nos vies, comme ce grain de blé déposé en terre, de vivre l’espérance d’une vie nouvelle, d’accepter le temps avec patience, de goûter les bienfaits de la croissance, d’être pétri par la fidélité à l’Evangile et l’épreuve du témoignage, pour enfin brûler de charité et devenir, à notre tour, un pain nourriture pour nos frères.

Accorde Seigneur, à chacun de nous, d’être un  « Pain de vie », pour nourrir les multiples faims des hommes : Pain de la tendresse. Pain de la confiance. Pain du courage. Pain de la fidélité. Pain de la joie. Pain du sourire. Pain de l’écoute. Pain de bonté et de douceur. Pain de l’humour. Pain de la patience. Pain du pardon. Pain du partage. Pain de paix. Paix de l’espérance. Pain de l’unité…

« Rassasiés par le pain de vie, nous n’avons qu’un cœur et qu’une âme ; Fortifiés par l’amour du Christ, nous pouvons aimer comme il aime. »

Père Benoît Bourgoin