Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres.

Edito du 5ème dimanche de Pâques – 19 mai 2019


Pour faire le pain, il a fallu qu’un grain soit déposé en terre, du temps, beaucoup de temps pour qu’il germe, croisse et mûrisse pour donner, après des périodes de pluie et d’ensoleillement, un épi. Cet épi va être récolté, broyé, mêlé à l’eau et au sel, pour être pétri et devenir du pain après un temps de cuisson au four. Ce pain, fruit de la terre et du travail de l’homme, nous l’offrons au Seigneur qui nous le rend pour manifester sa présence d’amour, pour nous tous, et nous faire grandir en communion.

En chantant que nous voulons « devenir ce que nous recevons », comprenons qu’aimer à la suite du Christ, c’est accepter d’une manière ou d’une autre de vivre, comme le fruit de ce grain de blé consacré, pour devenir ensemble, pain eucharistique offert au monde. Appelés à offrir un témoignage de communion et d’amour.

En nous commandant de nous aimer les uns les autres, essayons d’offrir humblement nos vies, comme ce grain de blé déposé en terre, de vivre l’espérance d’une vie nouvelle, d’accepter le temps avec patience, de goûter les bienfaits de la croissance, d’être pétri par la fidélité à l’Evangile et l’épreuve du témoignage, pour enfin brûler de charité et devenir, à notre tour, un pain nourriture pour nos frères.

Accorde Seigneur, à chacun de nous, d’être un  « Pain de vie », pour nourrir les multiples faims des hommes : Pain de la tendresse. Pain de la confiance. Pain du courage. Pain de la fidélité. Pain de la joie. Pain du sourire. Pain de l’écoute. Pain de bonté et de douceur. Pain de l’humour. Pain de la patience. Pain du pardon. Pain du partage. Pain de paix. Paix de l’espérance. Pain de l’unité…

« Rassasiés par le pain de vie, nous n’avons qu’un cœur et qu’une âme ; Fortifiés par l’amour du Christ, nous pouvons aimer comme il aime. »

Père Benoît Bourgoin