Discours d’introduction et de conclusion de Mgr de Moulins-Beaufort.

INTRODUCTION

« Nous sommes inquiets, c’est pourquoi nous parlons ce soir.

Nous sommes inquiets pour notre société française et, plus globalement, pour les sociétés occidentales.

16 septembre 2019 : Bioéthique, les positions de la Conférence des évêques de France (CEF) au Collège des Bernardins. Intervention de Mgr Eric de MOULINS BEAUFORT, archevêque de Reims et président de la CEF. Paris (75), France.

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Depuis des mois, nous nous sommes exprimés de manières multiples : des fiches ont été éditées l’an passé et envoyées aux parlementaires, nous avons rencontré les autorités de l’État. Nous avons cultivé une posture d’écoute et de dialogue. Nous le reconnaissons volontiers : nous avons été entendus et même écoutés avec attention et respect. Mais nous ne pouvons que constater que nos responsables politiques et beaucoup de nos parlementaires restent aveugles aux enjeux de ce qu’ils vont décider parce qu’ils sont fascinés par les promesses des techniques médicales et les techniques juridiques.

Ils sont en cela semblables à beaucoup de nos concitoyens, en particulier celles et ceux qui souffrent et qui entendent les promesses qu’on leur fait. Mais le bon sens existe aussi dans notre pays ; il s’est exprimé l’an passé lors des États généraux de la bioéthique, comme il s’était exprimé dans des conditions analogues lors de la précédente révision des lois de bioéthique et nous ne pouvons que constater qu’aujourd’hui comme hier, on se refuse à lui prêter vraiment attention.

Permettez-moi de le dire avec force : nous entendons, nous comprenons la souffrance de celles et de ceux qui ne peuvent avoir d’enfants par leur union avec une personne de l’autre sexe qui a décidé de les aimer. Nous entendons et nous comprenons la souffrance des femmes homosexuelles qui aspirent à avoir un enfant. Car, assurément, avoir un enfant est la manière la plus sûre d’être tiré hors de soi, d’être tiré vers un amour inconditionnel et de pouvoir espérer être aimé ainsi en retour.

C’est précisément un drame pour notre société que de ne pouvoir encourager les hommes et les femmes à s’aimer l’un l’autre en se décentrant chacun de lui-même ou d’elle-même.

Mais la beauté de l’amour d’un parent pour son ou ses enfants ne suffit absolument pas à justifier que l’on livre la procréation à la manipulation médicale et la filiation aux bricolages que l’habileté des montages juridiques sophistiqués font imaginer.

Nous ne disons pas que les enfants ainsi conçus seront fatalement malheureux : l’être humain a une formidable capacité à s’ouvrir des chemins de bonheur tout autant qu’il est capable de se plaindre. Mais nous disons que nos sociétés se trompent collectivement lorsqu’elles prétendent résoudre les souffrances des uns et des autres par des techniques médicales et juridiques et lorsqu’elles transforment la médecine faite pour soigner et guérir si possible en réponse aux demandes et aux frustrations. Nous nous inquiétons lorsque nous constatons que nous ne savons plus faire face aux limites et aux douleurs de la condition humaine qu’en constituant sans cesse des droits nouveaux à exiger.

Je laisse nos intervenants exposer plus précisément ce qui nous inquiète et nous attriste dans le projet de loi qui est présenté au Parlement. M. Vincent Neymon va vos exposer la marche de cette soirée. Nous prions pour que la raison l’emporte sur le désir. »

CONCLUSION
Vous l’aurez compris : le petit livre que publie aujourd’hui Mgr Pierre d’Ornellas avec le groupe bioéthique de la Conférence des évêques est un effort supplémentaire pour rejoindre la réflexion en cours des parlementaires qui vont avoir à décider et aussi chacun de nos concitoyens.

Vous avez compris aussi, notamment en entendant Mgr d’Ornellas, que la parole de l’Église est avant tout un oui : un oui à la bonté et à la beauté de l’union conjugale des époux, reflet le plus expressif de la relation que Dieu veut avoir avec l’humanité, un oui aux enfants qui viennent en ce monde parce qu’ils sont un don, avec les promesses que chacun porte et les limites qu’il exprimera, un don pour l’humanité entière ; un oui à la science qui découvre les incroyables potentialités de notre cosmos, de notre corps, de l’extraordinaire variété des éléments qui rendent notre existence à chacun possible et un oui à la technique par laquelle les êtres humains usent de ce cosmos, de ce corps, de ces éléments pour bâtir un monde qui soit toujours plus et mieux hospitalier pour eux et pour les autres. C’est ce oui résolu qui nous oblige à avertir l’humanité des pistes dangereuses, dépourvues de sens, où elle s’engage.

Permettez-moi de reprendre quelques-uns de nos motifs d’inquiétude et de nos minces espoirs et de proclamer pour finir notre grande espérance.

Nos motifs d’inquiétude, vous les avez entendus. Depuis des années, nous tâchons de les faire connaître et comprendre de multiples manières.

J’invite les citoyens à prendre bonne note des engagements des uns et des autres selon lesquels jamais notre pays n’acceptera la GPA. A titre personnel, j’exprime mes doutes les plus vifs. Je ne soupçonne aucun de ceux et de celles qui se montrent si affirmatifs à ce sujet de duplicité mais je doute de la capacité du système politique, social, économique et culturel dans lequel nous vivons de résister à l’attraction. Les raisons mêmes qui conduisent beaucoup à accepter aujourd’hui la PMA pour toutes les femmes serviront inéluctablement bientôt pour la GPA. Et comment notre collectivité y résistera-t-elle puisqu’elle s’est mise dans le piège qui consiste à répondre aux souffrances et aux frustrations par des techniques médicales et juridiques ?

On nous assure que la PMA, de soi, ne conduit pas à l’eugénisme. On nous dit cependant aussi que le diagnostic prénatal ou pré-implantatoire le fait. Or, on élargit le diagnostic prénatal. On encadre les expérimentations sur les embryons, mais à chaque révision des lois de bioéthique on élargit un peu ou beaucoup le cadre, ce qui conduira nécessairement à se préoccuper de fournir des embryons à la recherche. On permet la congélation des ovocytes et qui ne voit alors que, fatalement, avant de les utiliser, on les vérifiera. Selon quels critères ? Sans doute notre puissance politique collective n’envisage-t-elle pas un eugénisme d’État mais elle prépare la voie à un eugénisme libéral, celui des citoyens, je suis désolé de le dire, pas de tous sans doute, mais de quelques-uns, forcément, qui choisiront les gamètes à partir desquels sera conçu l’enfant pour lequel ils ou elles auront pris un contrat et émis une déclaration préalable. On se prépare aussi, sans le regarder tout à fait en face, Mgr Aupetit nous l’a expliqué, à sacrifier des embryons pour pouvoir produire des médicaments dont on nous promet merveilles.

On nous assure que le droit de la filiation sera solide et clair, et l’on se prépare d’un côté à permettre que des enfants soient conçus avec un géniteur qui ne peut être leur père tandis que l’autre on organise la possibilité pour ceux et celles qui le voudront de rencontrer ce géniteur. C’est que ce « géniteur » est nécessairement, aussi leur père, c’est-à-dire quelqu’un dont ils descendent non pas seulement biologiquement mais aussi spirituellement. Dans l’humanité, l’homme et la femme qui sont à l’origine d’un enfant ne lui fournissent pas seulement des gènes ; ce faisant, ils lui transmettent, qu’ils le veuillent ou non, aussi une histoire ; ils l’inscrivent dans une lignée de l’humanité. L’ouverture qui se dessine d’un marché des ovocytes prépare l’existence de géniteurs aux descendants innombrables. Les spécialistes du droit de la filiation peuvent se faire des cheveux blancs et certains avocats ne manquent pas de se préparer à des profits intéressants.

On fait porter tout le poids du fait d’être parent à la volonté claire et distincte, exprimée dans des documents, et on se rend incapables de se réjouir du corps, de ses dynamismes, de ses opacités, de son mystère, à travers lesquels s’exprime en nous l’esprit.

Nous appartenons à des pays très riches, nous nous préparons à mobiliser des moyens considérables, alors qu’il y a des pauvres dans notre pays et qu’il y a dans le monde des pays pauvres qui auraient besoin de notre part d’une politique de coopération plus déterminée.

Quelques minces espoirs ont été énoncés ce soir.

Espoir que la raison l’emporte, espoir d’un sursaut de conscience des parlementaires que l’on ne peut exclure, heureusement.

Espoir, à tout le moins, que, sur certaines dispositions au moins, la solution la moins pire soit adoptée pour finir. Ces points ont été indiqués tout au long de la soirée.

Espoir ouvert, il faut le dire, par la décision évoquée par des parlementaires de tous les partis d’un engagement dans la recherche sur l’infertilité. Il est temps. Car une partie, une partie seulement mais une partie tout de même, des questions qui nous occupent se trouve là : on ne guérit pas l’infertilité. Sains doute parce que ses causes sont multiples, mais aussi, je me permets de le souligner, parce que certains chercheurs et, ne le négligeons pas, certains financiers,  se sont laissés fasciner par la manipulation du vivant et le rêve de produire la vie, au lieu de concentrer leurs efforts, leur énergie, leur financement sur ce qu’il y avait à guérir. Ils se sont laissés aller, consciemment ou non, à agiter devant les yeux émerveillés de nous tous des promesses formidables d’avenir radieux, sans réaliser et sans aider à réaliser le dévoiement de la médecine dans lequel ils entraînaient la société entière.

Espoir aussi, je veux le dire, que les personnes homosexuelles soient mieux connues et mieux reconnues, dans nos sociétés, mieux respectées. Avec vous tous et beaucoup d’autres, je forme le vœu que jamais un enfant, jamais une adolescente ne soit moquée, jamais un adolescent humilié, par leurs camarades parce que les autres leur appliqueraient l’étiquette d’homosexuel, pas plus qu’à cause de sa couleur de peau, de sa taille ou de son poids. Mais je forme le vœu surtout que chacun soit moins obsédé par son orientation sexuelle et celle des autres et davantage aidé pour intégrer paisiblement toutes les dimensions de son être et les dynamismes de son corps. Il faut pour cela non pas plus de police, mais plus de soin, de délicatesse, d’attention de la part des parents pour que les jeunes n’aient pas besoin de se construire par le mépris de quelques autres.

Espoir encore parce que nombreux sont ceux aujourd’hui qui changent de vie en transformant leur rapport à la technique.

Permettez-moi d’exprimer, pour finir, quelques aspects de notre espérance.

Grande espérance surtout,

  • parce que nous savons bien qu’il y aura toujours des hommes et des femmes qui s’uniront dans le mariage en s’efforçant de s’aimer un peu mieux chaque jour et qui accueilleront les enfants qui leur seront donnés, non comme un besoin à combler mais comme un don fait à leur amour pour qu’il s’affermisse et se déploie encore, et qui le feront non pas en s’enorgueillissant de leur belle famille mais en ouvrant largement l’espace pour que beaucoup autour d’eux profitent d’un monde un peu apaisé ;
  • parce qu’il y aura toujours des hommes et des femmes, mariés ou non, célibataires ou non, homosexuels ou non, qui choisiront librement de ne pas courir le risque d’imposer à la société de s’engager dans la production d’enfants, ni de près ni de loin et qui assumeront la douleur de ne pouvoir avoir d’enfant en la transfigurant dans une attention aux autres, une disponibilité, un sens de la présence, dont tous ont besoin ;
  • parce que se lèvent et se lèveront des hommes et des femmes qui décideront de se mettre en service de la « maison commune » qu’est notre terre en choisissant un mode de vie qui respecte tous les êtres et puisse donner une vraie place à tous les pauvres de notre planète.

Peut-être certains commentateurs diront-ils de cette soirée que les catholiques ont pris position frileusement, « aveuglés par leur foi ». Nous disons, nous : « éclairés par notre foi ». Redisons-le : énoncer des « non », signaler des dangers, ne nous réjouit pas, mais notre foi nous éclaire, elle nous libère de la peur de la douleur et de la frustration, elle nous libère de la peur de manquer et de rester seuls, elle nous apprend à user de la technique sans nous laisser fasciner, elle nous aide à voir la souffrance et la douleur en face et à découvrir que d’autres chemins sont possibles pour être, par-delà tout cela, des vivants.

Merci à vous tous, aidez, aidons notre société, nos concitoyens et nos concitoyennes, … »

Pour voir l’ensemble de la soirée

Retour d’une semaine de mission

édito paroissiale

Rappelez-vous les apôtres revenant de mission pour laquelle Jésus les avait envoyés deux par deux. Ils veulent lui raconter tout ce qu’ils ont vu, ce qu’ils ont entendu, tout ce qu’ils ont fait et enseigné, un peu comme le retour de vos enfants à la fin des camps d’été.

Avec la fatigue et la joie du retour d’une semaine missionnaire, il me semble que c’est l’occasion de partager sur ce que les uns et les autres ont vécu, il y a là encore une manière de témoigner et de s’encourager mutuellement. En évitant le guichet des plaintes, et en prenant soin de nous tourner vers celui des gratitudes !

Jésus est bien conscient qu’après un tel temps fort, les disciples ont besoin de repos, il leur dit : » Venez avec moi, dans un endroit isolé, loin du monde, pour vous reposer un peu. » Bien plus qu’un repos estival, Jésus nous propose de monter dans la barque avec lui, même si le vent se lève, si l’eau s’agite, il est celui qui sait apaiser la tempête. Le repos nous le trouverons en nous embarquant dans son Eglise, pour être auprès de Lui, pour goûter son amour, pour connaître la paix. C’est en étant avec Lui que nous gouterons son repos.

La foule n’est jamais très loin, elle vient sans cesse déranger Jésus et ses disciples.

Notre monde est toujours là, nous ne pouvons y échapper, il a besoin de témoins zélés ! Demeurons attentif à cette foule d’aujourd’hui, affamée, assoiffée, en attente d’un enseignement, d’une guérison, d’angoisses à chasser, d’un sens à la vie, d’un cœur à transformer, d’une vie à changer. Et en même temps restons attentionnés au témoignage que nous pourrions donner en devenant des personnes épuisées.

Il faut cet équilibre subtil entre action et repos. La vie chrétienne est une vie sous tension, nous ne pouvons jamais être totalement tranquilles. Parce que la foule est là, et qu’il nous faut veiller au repos ! La solution a quelque chose à voir avec la prière, ouvrir son cœur pour confier à Jésus, la route de ma journée et mettre nos pas à sa suite.

Père Benoît Bourgoin +

Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres.

Edito du 5ème dimanche de Pâques – 19 mai 2019


Pour faire le pain, il a fallu qu’un grain soit déposé en terre, du temps, beaucoup de temps pour qu’il germe, croisse et mûrisse pour donner, après des périodes de pluie et d’ensoleillement, un épi. Cet épi va être récolté, broyé, mêlé à l’eau et au sel, pour être pétri et devenir du pain après un temps de cuisson au four. Ce pain, fruit de la terre et du travail de l’homme, nous l’offrons au Seigneur qui nous le rend pour manifester sa présence d’amour, pour nous tous, et nous faire grandir en communion.

En chantant que nous voulons « devenir ce que nous recevons », comprenons qu’aimer à la suite du Christ, c’est accepter d’une manière ou d’une autre de vivre, comme le fruit de ce grain de blé consacré, pour devenir ensemble, pain eucharistique offert au monde. Appelés à offrir un témoignage de communion et d’amour.

En nous commandant de nous aimer les uns les autres, essayons d’offrir humblement nos vies, comme ce grain de blé déposé en terre, de vivre l’espérance d’une vie nouvelle, d’accepter le temps avec patience, de goûter les bienfaits de la croissance, d’être pétri par la fidélité à l’Evangile et l’épreuve du témoignage, pour enfin brûler de charité et devenir, à notre tour, un pain nourriture pour nos frères.

Accorde Seigneur, à chacun de nous, d’être un  « Pain de vie », pour nourrir les multiples faims des hommes : Pain de la tendresse. Pain de la confiance. Pain du courage. Pain de la fidélité. Pain de la joie. Pain du sourire. Pain de l’écoute. Pain de bonté et de douceur. Pain de l’humour. Pain de la patience. Pain du pardon. Pain du partage. Pain de paix. Paix de l’espérance. Pain de l’unité…

« Rassasiés par le pain de vie, nous n’avons qu’un cœur et qu’une âme ; Fortifiés par l’amour du Christ, nous pouvons aimer comme il aime. »

Père Benoît Bourgoin

Vendredi saint

Notre Dame en feu vue du ciel

Homélie du Vendredi saint

Ce vendredi saint prend une tonalité toute particulière à la lumière de ce que nous venons de vivre en ce début de semaine sainte. Ce Lundi 15 avril 2019, est désormais gravé dans nos cœurs.

Nous avons commencé ce carême avec des cendres et c’est le feu qui se manifeste à nous en ce triduum pascal. Ce carême nous l’aurons vécu durement, par la dénonciation du mal, et cette semaine notre cathédrale en feu. Cathédrale qui vue du ciel, nous donne une croix de feu destructrice, mais aussi une croix de lumière, une croix incandescente, jaune, rouge.

Ne serait-ce pas un appel à la purification, à tous, nous laisser envahir par l’amour miséricordieux de Dieu, un appel à l’humilité, un appel à plus de vérité et d’amour dans nos vies, un appel à plus d’authenticité dans notre vie de Foi.

Ce que je voudrais vous partager ce soir, c’est que Notre Cathédrale nous parle ! Notre Dame nous parle !

Comment ne pas voir dans cette flèche en feu, cette lance, cette flèche qui transperça le cœur de Jésus, du coté duquel surgit l’eau pour la vie, le sang pour l’amour divin.

Cette croix n’est pas mortifère, elle est source de salut, source d’espérance, elle est salvatrice.

Vous me direz sans doute malicieusement, c’est une catéchèse chèrement payée, mais Dieu ne l’aurait-il pas aussi chèrement payé ! Sur la croix c’est son Fils qu’il nous donne !

Contemplons la croix, elle pour nous source de notre salut et notre espérance !

Cette croix que nous allons embrasser, qu’elle brûle nos lèvres, pour purifier nos paroles, notre témoignage, nos vocations, nos vies !

Cette croix que nous allons contempler, qu’elle illumine nos yeux pour voir à la manière de Dieu, qu’elle illumine tout mon être pour rayonner de sa vérité et de son amour.

Cette croix devant laquelle nous allons nous agenouiller, qu’elle nous aide à entrer dans l’humilité.

Cette croix n’est pas mortifère, cette croix n’est pas celle d’un Dieu pervers, c’est l’expression d’un Dieu qui épouse l’humanité blessée, malade, emprisonnée, mise en esclavage, mise a mort. Il s’offre à nous pour nous sauver !

Cette croix, nous la retrouvons après l’incendie, dans l’abside de notre cathédrale, au dessus la Pietà. Elle se révèle là, comme notre espérance. Elle se révèle une lumière au milieu des ténèbres.

Marie, vous qui étiez debout au pied de la croix ; aujourd’hui Notre Dame, vous êtes pour nous, là encore, debout, là où nous aimons vous prier, au pilier sud du chœur.

La Vierge reste toujours présente, elle est à nos cotés et nous invite à nous tourner comme elle, au milieu des gravats, des décombres, des ténèbres de nos vies vers la croix lumineuse, discrète mais rayonnante. 

Vous qui portez votre croix, celle de la maladie, du handicap, de la trahison, de la dépendance à une addiction, d’un deuil inconsolable, d’une séparation. Agenouillez-vous, contemplez, embrassez la croix. Cette croix c’est la vôtre !

Cette croix, c’est votre croix, que le Seigneur porte, avec vous, pour vous.

Vous qui êtes éprouvé.

Laissez-vous prendre dans les bras de Dieu, 

Laissez-vous prendre par la délicatesse de la Vierge Marie.

Laissez-vous prendre par la tendresse de son Fils Notre Seigneur.

Agenouillez-vous, contemplez, embrassez la croix qui est notre salut et notre espérance.

Marie, vous qui êtes debout au pied de la croix, nous nous confions à vous. Notre Dame, priez pour nous.